Street Art - Nora Constans
     
Street Art
L'art du graffiti, j’ai appris à le connaître en 2006.
Avant, j’avais le plus souvent croisé les "tags" (lettrage rapide) que l‘on voit sur une cabine téléphonique, le long de la palissade du voisin ou sur le rideau de fer d’un magasin. Mais cette année là en 2006, à l’usine Le Souffre de Frontignan qui tombait encore en ruine (et a été rasée depuis), au détour d’un bout de mur tout branlant, j’ai eu un coup au cœur, un coup de foudre, en découvrant une « pièce » comme on dit (composition travaillée).
Elle prenait tout un pan du mur de l’usine. Et c’était magnifique.
Depuis ce moment là, j'ai vu les choses autrement et j'ai découvert et réalisé au fur et à mesure l’étendu du talent de certains graffeurs. Je considère ce qu’ils font comme un art à part entière. Avec ses techniques, sa créativité, ses codes, ses références, sa personnalité... Et avec son paradoxe fascinant de ces gars, et filles !, qui veulent chacun montrer leur "blaze" (nom), à chaque instant, en y passant des heures et des bombes, mais qui acceptent de les voir disparaitre, peut-être dès le lendemain, et deviennent alors des princes parmi les humbles.

C’est aussi cela que je veux montrer ici. Et c’est une façon de leur rendre un hommage.

Avertissement : ces photos présentées ne sont pas là pour encourager ou cautionner le vandalisme. Et je dois rappeler que la destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui est punie de peine d’emprisonnement et de lourdes amendes selon le Code Pénal (art 322-1, 322-2 et 322-3).
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